La composition échiquéenne
        Féerie



Les échecs bicolores

En bref

Les Rois sont attaqués, et donc en échec, aussi bien par les pièces adverses que par les leurs.

Kings are in check if observed by a unit of either colour.

Définition

Dans le jeu orthodoxe, une pièce génère un champ d’échec, c’est l’ensemble des cases qu’elle interdit au Roi adverse. Le genre « échecs bicolores » ajoute cette règle aux échecs orthodoxes : les cases de tout champ d’échec sont interdites aux deux Rois.

N. B. : Ne pas confondre les échecs bicolores avec les échecs bichromatiques.

Précisions

  • Les autoéchecs sont interdits. Un échec ne peut être donné à un Roi que par un coup de l’adversaire.
  • Une pièce ne peut pas capturer une pièce de son propre camp ni jouer une pièce du camp adverse.

Illustration

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Diagramme A

Diagramme A : Les Blancs viennent de faire mat. La Tour noire interdit à son Roi de jouer sur la septième traverse.

Remarque

Si seulement une ou plusieurs pièces ont la propriété d’attaquer les deux Rois, on les place dans des cases à liseré pour les distinguer des autres et on les appellent « pièces traîtres ».

Traductions

  • Allemand : Bicolores, Zweifarbenschach
  • Anglais : Bicolores

Histoire

  • Genre inventé par Gabriel Authier (1957). Il a été inventé pour la partie. On prend pour position de départ la position habituelle avec permutations dans chaque camp du Cavalier-Dame et de la Dame (Cb1 et Dd1 ainsi que Cb8 et Dd8), sans quoi les Rois seraient en échec. La position serait illégale, car le Roi noir serait en échec alors que le trait est aux Blancs. Si on admettait cette illégalité au premier coup, 1.R×é1 et 1...R×d8 seraient forcés et on jouerait sans Dames.

Vérification par ordinateur

  • Popeye
  • WinChloe



Mot(s)-clé(s) :

  > > Échec
  > > Camp




Ouvrage créé et géré à l'aide de SPIP, logiciel libre distribué sous Licence publique générale GNU (GNU GPL). Origine des images des pièces du jeu d'échecs et des échiquiers (Wikimedia Commons). D’autres informations : Echekk.